La solution des deux Etats, un Palestinien et un Israélien, rappelée avec force à Paris

La France a accueilli hier une grande conférence diplomatique sur le processus de paix entre Israël et la Palestine.

Il faut saluer cette initiative car plus que jamais l’existence d’un État palestinien est menacée par la réalité du terrain, comme l’a rappelé l’ONU avec sa résolution 2334 en décembre dernier. Plus que jamais donc, rappeler notre attachement à cette solution était nécessaire

Ceci est d’autant plus vrai que la nouvelle administration Trump laisse planer un vent d’incertitudes, pour ne pas dire d’inquiétudes, sur l’évolution de la position américaine sur ce dossier. Ici réside l’intérêt de cette conférence : souligner le consensus international en faveur de la paix et de la solution des deux États, un Palestinien et un Israélien, contre toute volonté de remise en cause de cet objectif.

Il faut noter l’impressionnant nombre de participants à cette conférence, plus de 70, c’est plus du double que lors de la première conférence le 3 juin dernier. L’objectif étant de remettre sur le devant de la scène la problématique du conflit israélo-palestinien, on peut dès lors décerner un premier succès.

Pour ma part, je note avec satisfaction que le communiqué de presse final de la conférence reprend des positions que je défends depuis un certain temps avec le professeur américain Alon Ben-Meir : la nécessité d’impliquer de façon systématique et puissante la société civile, ainsi que de faire de l’Initiative Arabe de Paix le cadre global des négociations, car elle permettra une paix entre Israël et tous les pays de la région. J’avais d’ailleurs directement interpellé sur ces sujets précis le Ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault dans un courrier en amont de la conference (consultable ici : courrier JM Ayrault).

Désormais, pour que cette conférence ne soit pas un coup d’épée dans l’eau il faut assurer son suivi. Notamment, je plaide pour l’organisation d’une période de réconciliation entre les peuples israélien et palestinien préalable à toutes nouvelles négociations de paix. Les prémices d’une telle mesure sont dans les conclusions de la conférence de Paris du 15 janvier. Il faut désormais leur donner de la consistance. C’est l’objectif que je défends, sans relâche, au sein du Parlement européen et de l’ensemble des institutions européennes.