Avec Vincent Peillon, on continue !

Le premier tour des primaires de la Belle Alliance Populaire a permis l’émergence, dans le duo de tête, de Manuel Valls et de Benoit Hamon. Il convient de saluer le geste démocratique de ces électeurs de Gauche qui se sont déplacés hier pour faire valoir leurs convictions et leurs choix pour notre pays, tout en regrettant une mobilisation trop modeste par référence à la précédente primaire.

J’appelle donc à une forte mobilisation au second tour pour donner, au candidat élu, une légitimité indispensable pour ce combat présidentiel.

Tout au long de cette campagne du premier tour, j’ai soutenu Vincent Peillon.

Malgré un score modeste, je reste plus que jamais convaincu que nos positions constituent le cœur de la Gauche, le cœur du Parti Socialiste, le point d’équilibre et central nécessaire à son unité. Plus que jamais, au lendemain du premier tour, le nécessaire rassemblement est la priorité des priorités, pour nous progressistes, hommes et femmes de Gauche, sociaux-démocrates et socialistes. Ce rassemblement est le cœur de notre action politique, quel que soit le candidat qui sortira vainqueur dimanche prochain. Rassemblement au sein de notre parti donc, mais aussi avec nos partenaires de gauche, condition sine qua non pour la victoire à l’élection présidentielle.

Quatre candidats de Gauche nous éliminent du second tour de l’élection présidentielle. C’est une réalité incontournable. Donc, il faut travailler dès maintenant au rassemblement, afin d’éviter un nouveau 21 avril.

Le collectif qui s’est formé autour de la candidature de Vincent Peillon va continuer son travail, avec, en notre cœur, cette volonté de rassemblement et de victoire. C’est ce qui a motivé sa formation, c’est ce qui continuera à l’animer.

Comme l’a dit avec justesse Vincent Peillon dès hier soir, l’objectif est maintenant, en terme de participation, de monter en puissance au second tour. Nous avons besoin d’une forte mobilisation de notre famille politique le 29 janvier.

Désormais l’heure est au choix. Arnaud Montebourg a raison lorsqu’il a déclaré hier que les électeurs ont massivement et sérieusement condamné le quinquennat en refusant de donner à ceux qui ont menés des politiques libérales et d’austérité le quitus qu’ils souhaitaient.

Au premier tour, j’ai voté pour Vincent Peillon car il était le candidat le plus proche de ce que je suis et de ce que je pense, en particulier en matière européenne. Comme le rappelait Pierre Mauroy, dans une élection à deux tours, on choisit au premier tour, on élimine au second. Par conséquent, dimanche prochain, je voterai contre celui qui est le plus éloigné de mes convictions politiques, y compris et surtout en matière européenne et en matière de laïcité.

Bien évidemment, ce choix de second tour, je le ferai en cohérence avec le combat que je continuerai de mener avec Vincent Peillon dans les prochaines semaines, mois et années. Ce combat sera un combat contre la droite la plus libérale et dangereuse que nous ayons connu avec la candidature de M. Fillon et contre l’extrême-droite nationaliste et xénophobe de Mme Le Pen.

Ce combat avec et aux côtés de Vincent Peillon, c’est un combat pour le rassemblement de la Gauche, pour le rassemblement de notre famille politique, les socialistes, pour gagner en mai prochain.